




Tout en maintenant le cap sur les activités prévues au plan d’action annuel amorcé en avril dernier, nous devons déjà planifier les trois prochaines années. Les membres du conseil d’administration se mobiliseront donc en décembre pour élaborer le plan qui orientera nos actions au cours de la période 2008-2011.
Nous aurons d’abord l’occasion de faire le bilan de ce que nous aurons réalisé par rapport aux engagements pris dans la dernière planification stratégique. Nous nous référerons au contexte de 2005 et à ses enjeux ainsi qu’aux priorités d’action dont nous avions convenu.
Notre regard sur les prochaines années prendra en compte différents aspects : ce qui caractérise le contexte de 2008 par rapport à celui qui prévalait en 2005, les enjeux actuels, les opportunités qui se présentent, mais aussi leurs obstacles et enfin, les forces et les faiblesses de notre organisation pour saisir ces opportunités. Cette réflexion nous permettra d’identifier pour les trois prochaines années des orientations et des priorités d’action.
Cet exercice sera également un moment propice pour accroître la cohésion et consolider encore davantage l’appartenance à notre organisation en situant la contribution de chacun à la réalisation des objectifs stratégiques dont nous conviendrons.
Deux comités issus en partie du Réseau des entreprises que nous avons développé s’emploient activement à la préparation de deux événements qui se tiendront au cours de l’hiver.
Un premier comité planifie la tenue d’une rencontre entre entreprises et organismes axée sur la recherche de la meilleure complicité pour faciliter l’arrimage entre l’offre de main-d’œuvre des personnes handicapées et les besoins de main-d’œuvre des employeurs. L’échange sera orienté à partir de certaines prémisses. Les entreprises vivent actuellement un problème majeur de recrutement de main-d’œuvre alors que les personnes handicapées peuvent, par leur offre de main-d’œuvre, participer à la solution de ce problème.
Les participants seront d’abord invités à mieux comprendre la réalité respective de chacun des groupes représentés, à partir des difficultés et des obstacles que soulèvent à la fois le recrutement, la sélection, l’accueil, l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées.
À l’aide de ce portrait, nous voudrons surtout au cours de cette journée identifier des façons de mieux répondre aux besoins exprimés en apportant des solutions aux difficultés soulevées, de telle sorte que des stratégies plus efficaces facilitent l’arrimage recherché entre l’offre et la demande de main-d’œuvre.
Cet événement se tiendra la 6 février 2008.
Un second groupe de travail s’est vu confier la responsabilité d’organiser une deuxième édition de la Journée Contact entre étudiants, finissants du postsecondaire et employeurs que nous avions organisée en novembre 2006.
L’expérience a été suffisamment concluante pour tenir à nouveau ce type de rencontre à la demande des partenaires qui se sont impliqués lors de cet événement.
Cette deuxième édition vise à élargir le bassin des candidats et à diversifier davantage les secteurs d’activité des entreprises en augmentant leur participation. Axée de façon plus marquée sur le recrutement, cette activité offrira aux candidats des possibilités d’entrevues avec les employeurs. Les services d’une clinique « CV et entrevue » seront également offerts aux participants.
Cet événement se tiendra en mars 2008.
Des dossiers à suivre au cours des prochaines semaines!
Claude Séguin, directeur général,
et toute l'équipe du CAMO pour personnes handicapées

Au cours des deux dernières années, le CAMO pour personnes handicapées a visité la région des Laurentides à quelques reprises pour rencontrer les partenaires de la Table régionale d’intégration et de maintien en emploi des personnes handicapées des Laurentides. Les partenaires de cette instance ont mis les bouchées doubles pour mettre sur pied des activités particulièrement dynamiques, notamment afin d’informer et d’inciter les entreprises à embaucher des personnes handicapées.
De la chronique régulière dans les journaux locaux à la participation à des galas Méritas dans les chambres de commerce, en passant par le développement d’alliances pour développer des milieux de formation en entreprise, les partenaires n’ont cessé de croire au potentiel des travailleuses et travailleurs handicapés et d’en faire la promotion.
Afin d’augmenter leur visibilité et accroître les chances des personnes handicapées d’obtenir un emploi, les partenaires de la Table régionale se sont employés à créer des liens avec les chambres de commerce de leur région et à les inciter à inclure dans leurs galas Méritas des mentions pour l’embauche des personnes qui vivent avec des incapacités. Bonne couverture par la presse locale, liens consolidés ou nouvellement créés avec des entreprises, ce genre d’activité a tout pour séduire.
De plus, la Table a acheté des espaces dans un certain nombre de journaux locaux afin de présenter des personnes handicapées en emploi, une initiative tout à fait pertinente quand on sait que l’envoi de messages positifs dans la population peut avoir un bon impact sur la reconnaissance des compétences de ces personnes.
Le 11 mai dernier à Sainte-Thérèse. Je sors du train et saute dans un taxi. Il est 7 h 20 quand j’arrive au déjeuner organisé par la Table régionale d’intégration et de maintien en emploi des personnes handicapées des Laurentides.
L’invitation à ce déjeuner-foire d’arrimage entre employeurs et personnes en recherche d’emploi a été lancée par la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-de-Blainville à ses membres et à ceux de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Eustache, Deux-Montagnes et Sainte-Marthe-sur-le-Lac, la Chambre de Commerce du Lac des Deux-Montagnes, la Chambre de commerce et d’industrie de Mirabel et la Chambre de commerce Bois-des-Filion/Lorraine.
Le thème : l’intégration au travail des personnes handicapées, une option à considérer pour faire face à une éventuelle pénurie de main-d’œuvre. Le titre de l’évènement : Gens d’affaires… Trouvez du personnel motivé, fiable et fidèle, c’est possible !
Dans une petite salle, une quarantaine de personnes étaient réunies : des représentants d’entreprises, des gens en recherche d’emploi, des représentants d’organismes de service. On a brisé la glace par une mise en situation et un jeu auquel s’est prêtée l’assistance avec enthousiasme.
En grignotant un croissant, chacun a écouté avec attention témoignages d’employeurs et de chercheurs d’emploi. Les organismes de service ont aussi fait mieux connaître leur expertise.
Le tout tenant en une heure, les participants ont pu par la suite échanger entre eux. Quelques chercheurs d’emploi ont rencontré des représentants d’entreprises intéressés par leurs compétences.Cette rencontre a été rendue possible grâce à la collaboration étroite de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-de-Blainville, du service spécialisé de main-d’œuvre Intégration-Travail Laurentides et du Centre du Florès.
Le 19 mai, à la Maison de l’Emploi de Sainte-Thérèse, c’est le lancement des opérations de la Coopérative La 5e fourchette, une initiative du Centre intégré de travail.

Rébecca Paré, Geneviève Théorêt et Philippe Levasseur travaillent à La 5e fourchette
La 5e fourchette est une entreprise qui prépare des plats cuisinés pour emporter et fait office de traiteur. Sous l’enseigne de la fraîcheur des aliments et de la sélection des menus, nutritionniste sur place oblige, la Coopérative La 5e fourchette embauche huit travailleuses et travailleurs ayant des limitations.
C’est après trois années de démarches que cette entreprise a vu le jour. Dès 2005, la Table régionale d’intégration et de maintien en emploi des personnes handicapées des Laurentides fait du développement d’entreprises pouvant offrir des emplois adaptés une priorité. Grâce à la participation financière d’Emploi-Québec, un comité est formé et dresse le portrait des possibilités d’affaires. Le comité choisit la transformation des denrées alimentaires comme créneau. Les voilà en marche, plan d’affaires en poche, vers l’ouverture d’un tout nouveau commerce. Objectif principal : créer une entreprise qui emploie majoritairement des personnes handicapées. Un autre objectif important : ne pas dépendre des subventions et devenir une entreprise viable.
Les visiter, c’est les adopter. Salade Cléopâtre, spaghettini au thon et tomates séchées, carrés aux dattes et gâteau à l’orange, tous les gourmands y trouveront leur compte. De plus, il est possible d’y obtenir un service personnalisé selon votre état de santé ou encore votre culture. Un service de repas peut également être offert en établissement (entreprises, écoles, résidences, garderies, etc.).
La 5e fourchette étant une coopérative, les consommateurs sont invités à devenir membres de soutien ou membres utilisateurs-consommateurs. Les travailleuses et travailleurs sont aussi membres et occupent deux places au conseil d’administration.
La 5e fourchette est non seulement un bel exemple pour démontrer que les travailleuses et travailleurs handicapés sont en mesure d’exercer un métier, mais aussi qu’ils peuvent développer solidairement une entreprise. Visitez le site de la Coopérative au www.la5efourchette.com.
Dans la région des Laurentides, en 2007, on estime qu’il y a 25 115 personnes en âge de travailler et qui vivent avec une incapacité.
D’ici 2010, la région des Laurentides devrait connaître la croissance la plus forte du nombre de personnes en emploi avec un taux de 1,9 %.
Les perspectives d’emploi sont particulièrement favorables dans les secteurs suivants :
Le secteur de l’aéronautique est à surveiller dans la mesure où, malgré des hauts et des bas, l’emploi semble y être en progression.
Pour en savoir davantage sur les activités de la Table régionale d'intégration et de maintien en emploi des personnes handicapées des Laurentides :
Mme Hélène Sanschagrin
Coordonnatrice de projets
helene.sanschagrin@autismelaurentides.org
www.rcphl.org/TableIntegrationEmploi.htm
À surveiller, dans notre prochain numéro, la suite de notre visite dans les Laurentides avec les multiples projets d’Inter Action Travail inc.
Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère

Le 5 novembre dernier, à l’École des métiers du meuble de Montréal, le CAMO pour personnes handicapées procédait au lancement de sa brochure Un avenir sans limites ! La formation professionnelle et technique (FPT) et les personnes handicapées.
Devant plus de quarante invités provenant des milieux de l’emploi, de l’éducation, de la réadaptation et du milieu associatif des personnes handicapées, Mme Monique Richard, présidente du CAMO, soulignait que « l’objectif de la brochure est que davantage de jeunes ayant des limitations fonctionnelles puissent connaître les possibilités offertes par la formation professionnelle et technique et choisir une de ces formations, un secteur où des milliers d’emplois seront disponibles dans les prochaines années. »
La brochure Un avenir sans limites !La formation professionnelle et technique (FPT) et les personnes handicapées ainsi qu’un contenu complémentaire sont disponibles sur le site Web du CAMO au www.camo.qc.ca.

Mme Monique Richard, présidente du CAMO.

Mme Véronique Pagé qui a collaboré à la brochure.

M. Frank Bouchard, conseiller au CAMO, présentant la brochure et son contenu Web complémentaire.

M. Claude Séguin, directeur général du CAMO et Mme Vicky Rodrigue qui a aussi collaboré à la brochure.

Mme Sergeline Isidore qui a collaboré à la brochure et M. Claude Séguin.

M. Martin Morin qui a également collaboré à la brochure et M. Claude Séguin.
Frank Bouchard, conseiller

Carole Foisy (CF) - Il sera aujourd’hui question de votre projet d’étude qui s’est tenu de novembre 2006 à août 2007. En quelques mots, comment décrire ce projet ?
Marcelle Goyet (MG) - Ce projet d’étude intitulé Promotion et sensibilisation à l’embauche des étudiants handicapés fait suite à plusieurs projets antérieurs, étalés sur quelques années. À la suite d’une campagne promotionnelle auprès des intervenantes et intervenants de toutes les écoles du territoire de Lanaudière, afin de leur faire connaître les ressources et les programmes en vigueur pour les personnes handicapées, nous avons reçu une demande très précise. Madame Lucie Maillette, enseignante à l’école secondaire Armand-Corbeil, nous a demandé d’accompagner ses jeunes élèves dysphasiques dans leurs démarches pour obtenir un premier emploi d’été.
Ces étudiants ont besoin d’aide, ne serait-ce que pour apprendre à consulter les sites d’emploi sur Internet, à faire un CV, à se présenter chez un employeur. Mme Maillette nous a dit « Nous ne sommes pas en mesure d’apporter cette aide. L’année scolaire se termine en juin, les élèves en emploi n’ont aucun soutien ni suivi durant la période estivale. »
Nous avions déjà reçu ce type de demande. Nous avons alors présenté à Service Canada un projet d’étude ayant pour objectif de poursuivre les activités de sensibilisation auprès des employeurs, mais également de travailler de plus près avec un groupe d’étudiants afin qu’ils puissent vivre une première expérience de travail l’été.
Nous pensions au départ rejoindre une dizaine d’étudiants, nous en avons finalement rencontré vingt : 12 étudiants dysphasiques et 8 ayant d’autres limitations. En parallèle, il s’agissait de joindre les employeurs pour jumeler emplois d’été et étudiants.
Viviane Primeau a été embauchée comme personne-ressource. Nos premières démarches ont été de rencontrer la direction de l’école secondaire Armand-Corbeil, qui a accueilli ce projet avec enthousiasme, puis les enseignantes, le personnel professionnel et les parents.
CF – Est-ce que ces élèves étaient intégrés dans une école régulière ?
MG - Oui, l’école secondaire Armand-Corbeil est une école multiprogramme. Il y a quatre classes pour les élèves ayant des difficultés langagières, dont le niveau académique équivaut aux premières années du secondaire.
CF - Quel âge avaient-ils ?
MG - Nous avons ciblé des élèves de seize à dix-neuf ans. La direction de l’école avait fait une présélection de la clientèle et nous avons rencontré ces élèves afin de valider leur intérêt et leur motivation. Ceux qui ont participé au projet l’ont tous fait sur une base volontaire. En parallèle, nous avons organisé une rencontre avec les parents et nous avons pu constater leur appui et leur grande collaboration.
CF - Vous avez donc opté pour l’action directe : la sensibilisation des employeurs par le rapprochement entre les individus et les entreprises. Comment l’idée vous est-elle venue ?
MG - Nous nous sommes centrés sur la réalité de ces jeunes : une première expérience d’emploi, la difficulté à se déplacer avec le transport en commun, une minorité ayant un permis de conduire, l’absence d’expérience de travail.
Les parents, pour leur part, désiraient que leur jeune réussisse à obtenir un emploi d’été pour qu’il se sente comme tous les jeunes de son âge. Ils y voyaient une valorisation importante pour ce dernier. Ils se sont tous impliqués avec énergie et constance.
Nous avons rencontré chaque jeune sur une base individuelle : nous avons dressé leur profil d’employabilité, travaillé avec les outils de recherche d’emploi, exploré le marché du travail et recherché activement un emploi.
Du côté des employeurs, nous avons d’abord contacté des entreprises avec lesquelles nous avions déjà eu des contacts auparavant. Nous avons alors constaté que la distance, les qualifications exigées et le type d’emploi ne correspondaient pas vraiment à notre clientèle. La personne-ressource a demandé aux étudiants de dresser une liste d’employeurs potentiels dans un rayon réaliste pour leurs déplacements et c’est à partir de cette liste que nous avons fait l’arrimage employé/employeur.
CF - Considérez-vous que l‘approche que vous avez utilisée est plus efficace que la sensibilisation traditionnelle (conférences, présentations, documents, etc.) ?
MG – Oui. La sensibilisation basée sur l’établissement d’un lien direct entre un employeur et une personne handicapée est efficace. Un employeur était même prêt à embaucher trois étudiants dans un club de golf. Je pense qu’il faut prendre le temps de mieux leur faire connaître la problématique et les capacités de la personne ayant une limitation.
CF - Quels sont les facteurs ayant contribué au succès du projet ?
MG - Premièrement, la motivation et l’intérêt des étudiants et, ensuite, la collaboration de l’école et des parents. Ce fut réellement un travail d’équipe : chacun a rempli sa part du contrat.
CF – À quel moment de l’année avez-vous commencé à travailler avec les étudiants ?
MG - La personne-ressource a été embauchée à la fin novembre. Elle fait d’ailleurs partie des facteurs de succès : c’est une personne très motivante et expérimentée.
Le projet devait se terminer le 31 mars dernier, mais nous avons obtenu une prolongation afin de poursuivre avec les jeunes en mai et juin et pour assurer un suivi à raison de deux jours par semaine en juillet et août.
CF - J’aimerais que vous me parliez des motivations des jeunes, des parents et des employeurs.
MG - Les parents veulent que l’extérieur, le milieu et les employeurs reconnaissent le potentiel de leur jeune. Ils ont à cœur la réussite de leur jeune tout en étant conscients des difficultés que ce dernier a à surmonter.
Les jeunes, pour leur part, ont peu confiance en eux. Ils se comparent aux autres et se dévaluent en partant. Lors de leur participation à un salon de l’emploi, la personne-ressource a pu constater leur timidité et leurs difficultés à se faire valoir devant un employeur. Elle les a donc amenés progressivement, par des activités concrètes, à reprendre confiance en eux et à vivre des petites victoires leur permettant d’atteindre, pour la plupart, leur objectif.
CF - Parlons des employeurs. A-t-il été difficile de les joindre ?
MG - Nous avons contacté des employeurs dès janvier. À cette période, il est trop tôt pour le recrutement du personnel étudiant et leur intérêt était assez faible pour notre projet. Nous voulions nous y prendre à l’avance pour bien préparer le terrain et aussi pour permettre aux employeurs de bénéficier d’une aide financière rendue possible par l’inscription à un programme fédéral. Plus tard, nous avons constaté une belle ouverture des employeurs en ce qui a trait à l’embauche des jeunes. Deux employeurs ont même participé bénévolement à l’exercice de l’entrevue d’embauche. Les employeurs ciblés par les jeunes ont manifesté de l’intérêt et plusieurs ont embauché un jeune pour l’été. Certains des élèves ont pu garder leur emploi à temps partiel durant l’année.
CF - Côté résultats, c’est excellent !
MG - Oui, 80 % des jeunes ont obtenu un emploi d’été, ce qui est beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Le travail de préparation a porté ses fruits, mais c’est surtout la collaboration et l’implication de toutes les personnes concernées qui ont fait la réussite de ce projet.
CF - C’est peut-être un travail qui ne sera pas à refaire, car il y aura de bonnes bases déjà en place.
MG - Oui, absolument. Cette expérience nous a même amenés à revoir certains de nos outils de travail comme nos tests d’intérêts par exemple. Nous avons aussi développé, pour les employeurs, une grille de suivi pour les personnes ayant des difficultés langagières.
CF - Des obstacles ?
MG - Que le projet doive se terminer le 31 mars était embêtant. Nous avons finalement obtenu une prolongation jusqu’en août, toujours avec le Fonds d’intégration pour les personnes handicapées. Cet ajout était nécessaire dans la mesure où, en mars, les étudiants avaient encore besoin de soutien pour faire le pont vers leur emploi. Ils n’étaient pas encore prêts à faire leur recherche d’emploi. Nous étions dans le cadre d’un projet expérimental et nous voulions en voir les résultats. De plus, nous avions fait en sorte qu’un ensemble de personnes s’engagent avec nous dans la démarche. Il s’avérait difficile de mettre fin à notre activité aussi tôt, avant l’été.
CF - Ce projet expérimental constitue la suite de beaucoup d’investissements dans une campagne de promotion et de sensibilisation des employeurs et du milieu scolaire de la région de Lanaudière depuis 2003.
MG – Effectivement. Au départ, ce n’était pas un projet qui s’adressait aux étudiants. Il visait avant tout à sensibiliser et promouvoir l’embauche des personnes handicapées auprès des employeurs mais, parallèlement, nous en avons profité pour sensibiliser et informer les intervenants du milieu scolaire et de ses différents programmes et services destinés aux étudiants handicapés. À cet égard, nous avions préparé un document d’information à leur attention. Depuis, une mise à jour de ce document a été effectuée et un rappel auprès des intervenants qui sont en lien avec les étudiants handicapés a été fait à chaque année.
Tel que mentionné précédemment, à la suite des commentaires de certains professeurs qui nous signifiaient que leurs étudiants avaient besoin d’une aide personnalisée, nous avons décidé d’aller plus loin. Nous reconnaissons l’existence de services en employabilité pour les jeunes, les centres de placements étudiants par exemple, mais ceux-ci ne sont pas spécialisés pour travailler avec cette clientèle qui a besoin d’outils spécifiques et d’un accompagnement plus soutenu.
Le projet de l’an dernier démontre qu’un accompagnement adapté et un suivi de temps à autre donnent d’excellents résultats. La suite du projet pourrait, par exemple, consister en des interventions faites par les services spécialisés afin de mieux définir avec l’étudiant son profil et, par la suite, les centres de placement étudiant pourraient prendre la relève. Il serait bon d’assurer un suivi à l’emploi. Pour l’instant, nous constatons que les étudiants qui ont bénéficié d’une aide personnalisée ont connu un beau succès.
CF - Ça fait quelques mois que le projet est terminé. Quelles suites y donnerez-vous ?
MG - Le projet s’est terminé fin août. Avec le Fonds d’intégration au travail des personnes handicapées, nous avons pu intervenir auprès d’étudiants dans le cadre d’un projet d’étude, mais nous ne pourrions refaire un tel projet deux fois.
Par ailleurs, je fais actuellement partie d’un comité avec notre regroupement, le ROSEPH , afin de mettre en commun nos expériences auprès des étudiants. Nos organismes reçoivent des demandes de ces derniers chaque année, mais comme les étudiants ne font pas partie des populations que nous desservons, si nous le faisons, c’est parce que nous y croyons. Cette année, j’ai abordé cette question dans le cadre de mes négociations avec Emploi-Québec. Je souhaite que l’on tienne compte de notre contribution auprès des étudiants parce qu’il y a de réels besoins.
Et ça s’inscrit aussi dans le cadre de projets de planification de la transition de l’école vers la vie active. Je fais d’ailleurs partie du comité régional qui traite de cet aspect. On essaie de mettre en place un projet où on peut penser faire un plan de transition peut-être trois ans avant que la personne quitte le milieu scolaire. Avec ce comité, on est à même de voir quels sont les besoins. D’ailleurs, ce comité avait relevé les difficultés rencontrées par les personnes dysphasiques. Le projet que nous avons mis sur pied l’an dernier a donc été bien apprécié.
Le projet a été réalisé dans une seule école. Il faudrait maintenant répéter l’expérience ailleurs. Nous avons avantage à pousser plus loin. Le projet pourrait peut-être prendre une autre forme comme, par exemple, accompagner un intervenant d’une école qui prendrait en charge l’aspect de la transition vers un emploi.
CF - Il reste qu’il y a une certaine difficulté à coordonner les calendriers de chacun puisque l’école se termine en juin. Un intervenant du milieu scolaire devrait donc pouvoir compter sur un intervenant du milieu de l’emploi pour qu’il y ait un suivi l’été.
MG - En effet, avec notre projet, c’est début juin que les choses se sont précisées. À ce moment, la période d’embauche pour les étudiants bat son plein. À partir de la mi-juin, les jeunes sont en examens et cette période n’est pas propice à la recherche d’emploi. Après juin, il s’agissait d’assurer un suivi auprès des étudiants qui étaient en emploi à raison de deux jours par semaine, au mois de juillet et août. Ce suivi permettait aux élèves de se sentir supportés et, à nous, de vérifier leur fonctionnement et leur assiduité en emploi.
CF - En terminant, quels sont les emplois que les étudiants ont occupés à l’été 2007?
MG - Les 16 étudiants ont occupé divers emplois à raison de 20 à 30 heures par semaine sur une période allant de 6 à 8 semaines : journalier (secteur de la fabrication ou des services), commis au comptoir, commis à l’étalage, commis d’entrepôt, aide à l’accueil, apprenti en construction. Certains ont gardé leur emploi à temps partiel pour toute l’année scolaire.
Pour en savoir plus, visitez le site Web du service spécialisé de main-d’oeuvre Essor 2 à l’adresse suivante : www.essor2.org
Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère
Le 22 octobre dernier, le CAMO participait au Forum Carrière et Diversité. Le CAMO y tenait un kiosque avec le Regroupement des organismes spécialisés pour l'emploi des personnes handicapées (ROSEPH) et présentait deux ateliers avec ses partenaires.

Atelier Le démarrage réussi sur le marché du travail - L'exemple des personnes handicapées animé par Carole Foisy du CAMO et Martin Prévost du ROSEPH.

Atelier Adapter pour permormer : demander des accommodements au travail - L'exemple des personnes handicapées qui souhaitent poursuivre des études tout en travaillant animé par Carole Foisy du CAMO et Gilles Ouellette de l'Université du Québec à Montréal.

Mme Christiane Paquette du SEMO Montérégie pour le ROSEPH et M. Frank Bouchard du CAMO au kiosque lors du Forum.
Éric Daigle
Conseiller - Information et communications
L'Association canadienne des centres de vie autonome (ACCVA) et le Groupe Financier Banque TD ont annoncé aujourd'hui le lancement du portail Web de l'emploi des centres ressources pour la vie autonome virtuels (CRVAV) et du Groupe Financier Banque TD, à l'adresse Lire la suite)
L'Association Québécoise des Étudiants ayant des Incapacités au PostSecondaire, poursuit son programme de bourses afin d'encourager et stimuler la poursuite d'études postsecondaires chez les personnes ayant des incapacités. En effet, le dimanche 6 avril 2008, l'Association remettra, au moins cinq bourses de 500 $ à des étudiants ayant des incapacités afin qu'ils puissent poursuive leur scolarité postsecondaire… Lire la suite)
Éric Daigle
Conseiller - Information et communications
Le Bulletin est réalisé grâce à l'aide financière d'Emploi-Québec.

La Commission des partenaires du marché du travail contribue au financement des activités du
Comité d'adaptation de la main-d'oeuvre (CAMO) pour personnes handicapées.
Pour plus de renseignements sur le marché du travail et sur les programmes et services publics d'emploi, consultez le site d'Emploi-Québec.