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La compétence au-delà de la différence

logo du CAMO adapté pour l'imprimé
Ordinateur adapté pour une personne ayant une déficience visuelle.
Mme Denis de l'Office municipal d'habitation de Montréal.
Homme ayant une déficience visuelle, lisant un document en braille lors d'une réunion de travail.
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Documentation : Publications

Bulletin Juin 2012 - Vol. 11 no 1

Bulletin juin 2012 - Vol. 11 no1

Claude Séguin, directeur général du CAMO pour personnes handicapées.

Mot du directeur général

Un bilan de l'année

Nous avons tenu notre dix-septième assemblée générale annuelle le 23 mai dernier. C’est notamment l’occasion de présenter aux participants le rapport annuel d’activités qui met en relief des faits saillants qui ont caractérisé l’année. Ce rapport permet également de faire un bilan sous l’angle des objectifs annuels dont nous avions convenu.

Nous avons regroupé les activités sous trois axes qui sont aussi au cœur de notre planification stratégique 2011-2014 : l’emploi, la formation et le partenariat nécessaire pour soutenir le rôle d’agent de changement que nous voulons assumer. Nous dressons un portrait sommaire de quelques-unes de ces activités.

Page couverture du rapport annuel d'activités 2011-2012

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L'emploi des personnes handicapées

Nous recherchons à chaque année des occasions de promouvoir les compétences des personnes handicapées afin de contrer des perceptions négatives trop souvent liées aux limitations et aux incapacités.

Nous avons eu à cet égard trois tribunes intéressantes susceptibles de porter plus loin, selon les particularités de ces auditoires, des valeurs de gestion des ressources humaines axées sur la diversité des talents où peuvent se signaler les compétences des personnes handicapées. Nous avons ainsi rencontré pour une deuxième année les étudiants de l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal, participé au colloque annuel de la Centrale des syndicats démocratiques dont le thème portait sur la diversité et tissé des liens avec l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Depuis 2008, au moment où était lancée la Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées, nous développons des activités de conseil et des outils visant à soutenir les entreprises qui souhaitent se doter de politiques d’embauche à l’égard des personnes handicapées, assumant ainsi l’un des mandats que nous confie le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

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Nous avons travaillé à la conception d’une série de modules de formation pratique destinés aux gestionnaires, recruteurs et conseillers en ressources humaines qui peuvent s’avérer des acteurs de premier plan dans l’implantation de ces politiques. Les sessions de formation que nous serons en mesure d’offrir au cours de la prochaine année offriront aux participants des moyens concrets de réaliser la démarche que nous proposons dans notre guide de gestion, La gestion de la diversité, une opportunité à saisir!, publié l’an dernier.

Le Réseau des entreprises pour l’intégration des personnes handicapées que nous avons créé en est à sa cinquième année d’existence et compte maintenant sur 38 membres. Ce Réseau maintient son engagement envers l’équité et l’accès à l’égalité en emploi sous diverses facettes et initiatives. Certains employeurs se sont engagés d’une façon particulière cette année en créant les Bourses Mon entreprise! Ma réussite! décernées durant la Semaine québécoise des personnes handicapées. Mon collègue, Éric, vous présente un topo à ce sujet dans un autre article du Bulletin.

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La formation des personnes handicapées

Nous avons amorcé au cours de l’année une étude importante portant sur la formation des personnes handicapées dont nous souhaitons publier le rapport final en décembre 2012.

Ce diagnostic veut présenter un portrait factuel de cette situation au regard des perspectives professionnelles du marché du travail. Les données recueillies doivent aussi nous permettre de porter un jugement d’appréciation critique sur la capacité du système d’offrir une éducation inclusive et d’assurer aux élèves et aux étudiants handicapés des moyens de faciliter leur passage de l’école à la vie active. Les problématiques ainsi dégagées alimenteront subséquemment nos interventions conseil en matière de formation auprès des instances gouvernementales concernées.

Nous avons poursuivi notre projet portant sur l’évaluation et la reconnaissance des compétences de travailleurs handicapés d’entreprises adaptées dans le secteur de l’entretien ménager d’édifices publics. Trois autres entreprises adaptées se sont jointes aux deux premières impliquées dans la phase initiale de ce projet. Grâce à l’implication des partenaires, près de 200 travailleurs handicapés auront pu bénéficier de cette approche qui a un impact important sur la valorisation de ces employés. Nous vous invitons d’ailleurs à visionner la vidéo que nous avons produite à ce sujet, Reconnaissance des compétences de vos travailleurs. Un projet pour votre entreprise!, en consultant notre site Web.

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Depuis quelques années, nous sommes particulièrement préoccupés par l’accès à la formation professionnelle et technique où les personnes handicapées sont encore trop peu présentes alors que le tiers du marché du travail fait appel à ce type de compétences.

Nous avons développé avec quelques partenaires un projet de formation d’aide général en épicerie qui veut rejoindre des personnes handicapées peu scolarisées mais qui démontrent des capacités pour travailler en épicerie, secteur qui offre de bonnes perspectives d’emploi. À l’instar d’une initiative semblable développée en Estrie au cours des dernières années, 15 à 18 personnes handicapées pourront bénéficier de cette formation offerte en septembre prochain.

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Le développement des partenariats

Notre action se fonde de façon toute particulière sur la contribution de plusieurs partenaires dont les expertises conjuguées les unes avec les autres améliorent l’accès à la formation et à l’emploi des personnes handicapées. L’éventail de ces partenariats est large et se traduit aussi par notre collaboration à soutenir des projets particuliers qui nous sont exprimés.

Notre rapport annuel d’activités que vous pouvez consulter sur notre site Web illustre ces partenariats à partir de quelques exemples. Nous voulons néanmoins souligner ici notre participation au comité organisateur du colloque de l’AQRIPH et de la COPHAN qui s’est tenu en mars dernier. Nous avons d’ailleurs présenté dans un article du Bulletin précédent les objectifs et les thèmes qui ont animé cet événement.

Nous aurons évidement tout intérêt à prendre acte des propositions qui émaneront de ce colloque d’autant que nous souhaitons dans notre action être aussi un lieu de convergence de valeurs, d’idées, d’approches et de pratiques.

Il nous importe enfin, en conclusion, de faire ressortir que nous cherchons à chaque année à faire en sorte que nos activités puissent constituer une réelle valeur ajoutée à l’apport de nos partenaires qui partagent l’objectif commun d’améliorer l’accès à la formation et à l’emploi des personnes handicapées.

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Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère.

L'embauche des personnes handicapées - Informer le personnel des ressources humaines et les gestionnaires

Cours, formation sur mesure et publication

Dans le cadre de son offre de services aux entreprises, le CAMO pour personnes handicapées a conçu cette année différents contenus portant sur l’embauche et l’intégration des personnes handicapées.

Dans cet article, il sera question, entre autres, des activités suivantes :

  • Participation au cours Diversité de la main-d’œuvre à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal;
  • Contribution à l’offre de formation continue de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés;
  • Parution d’un article dans la Revue Gestion;
  • Offre de formation adaptée aux besoins du personnel des ressources humaines.

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Visite à l'École de relations industrielles

Depuis un peu plus d’un an, nous avons rendez-vous avec les étudiants de premier cycle dans le cadre du cours Diversité de la main-d’œuvre à l’École de relations industrielles (ÉRI) de l’Université de Montréal. Une fois par session, madame Marie-Thérèse Chicha, professeure titulaire à l’ÉRI, nous reçoit. Notre présentation L’embauche des personnes handicapées dans un contexte de gestion de la diversité amène de futurs conseillers en relations industrielles et en ressources humaines à réfléchir aux conditions qui améliorent la réceptivité des entreprises à l’embauche de la main-d’œuvre handicapée. Ils s’y familiarisent avec des notions clés de la dotation dans un contexte de diversité qui tient compte des personnes handicapées. C’est pour nous une heureuse incursion en formation des professionnels des ressources humaines.

Mme Marie-Thérèse Chicha.
Mme Marie-Thérèse Chicha

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Formation offerte à l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

Pour poursuivre sur la même lancée, le CAMO pour personnes handicapées offrira une session de formation ayant pour titre Définir une politique favorisant l’embauche de personnes handicapées. Cette session de formation, qui aura lieu en août prochain, est intégrée à l’offre de formation continue de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). D’une durée de près de trois heures, elle a pour but d’amener les professionnels de la gestion des ressources humaines à repenser les processus d’embauche dans la perspective de relever le défi de la gestion de la diversité qui intègre la question du handicap. Cette session a été rendue possible par le partenariat établi entre l’Office des personnes handicapées du Québec et le CAMO, avec la collaboration de Mme Émilie Boyle, représentante de TD Assurance au Réseau des entreprises pour l’intégration des personnes handicapées. Cette formation est offerte en exclusivité aux membres de l’Ordre des CRHA, et ce, gratuitement.

Mme Émilie Boyle.
Mme Émilie Boyle

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Le CAMO dans les pages de la Revue Gestion

A récemment paru dans la Revue Gestion, l’article Faire les choses différemment afin d’embaucher des personnes handicapées (printemps 2012, vol. 37 no 1). Sous la plume de Claude Séguin et de Carole Foisy, l’article s’adresse au public de cette revue : des gens d’affaires, des professeurs et formateurs, des consultants. Dans cet article, les directions, les gestionnaires et les professionnels de la gestion des ressources humaines (GRH) sont invités à intégrer l’embauche des personnes handicapées à leur entreprise de manière planifiée, en tenant compte des changements à mettre de l’avant dans les politiques et pratiques de GRH. L’article présente également des exemples de mesures, des pratiques d’adaptation et des témoignages de professionnels en GRH. Vous pouvez vous procurer l’article en visitant le site Web de la Revue Gestion (des frais minimes sont exigés).

Couverture de la Revue Gestion.

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Formation sur mesure en entreprise

Nous sommes aussi appelés à développer des contenus spécifiques en ce qui a trait aux besoins de recruteurs et de conseillers des ressources humaines. Ces agents centraux dans le recrutement et la sélection de candidats ont aussi un rôle conseil auprès des gestionnaires de leur organisation. Quelques entreprises ont déjà fait appel à nous de diverses manières : commenter et compléter des outils de gestion ou des documents de formation et d’information, offrir une session de formation, participer à des sessions de formation en entreprise en apportant du contenu développé sur mesure et partager nos outils.

Pour en savoir davantage, n'hésitez pas à me contacter.

Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère

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Éric Daigle - Conseiller information et communications

Bourses Mon entreprise! Ma réussite! Les entreprises gagnantes

C’est le 6 juin dernier, dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, que le CAMO pour personnes handicapées et ses partenaires remettaient les Bourses Mon entreprise! Ma réussite! L’événement s’est déroulé en présence d’une centaine d’invités réunis pour l’occasion à l’Atrium du Pavillon Jean-Coutu de l’Université de Montréal. Les Bourses Mon entreprise! Ma réussite! visent à soutenir le développement entrepreneurial de personnes handicapées et sont assorties d’une formule de mentorat permettant aux récipiendaires de bénéficier de l'expertise de professionnels dans un ou plusieurs aspects liés au développement de leur entreprise et de leurs compétences entrepreneuriales. La formule de mentorat sera assurée par les différents partenaires à l’origine du projet.

Les partenaires des Bourses Mon entreprise! Ma réussite! sont : la Banque Nationale Groupe Financier, le Groupe Banque TD, Hydro-Québec, Loto-Québec, RBC Banque Royale, le Secrétariat du Conseil du trésor, la Société de transport de Montréal, l'Université de Montréal et la Ville de Montréal, avec la collaboration de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et des Rôtisseries Saint-Hubert.

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1er prix - Bourse de 5 000 $ et mentorat
Centre d'éducation spécialisée Les Funambules
Entrepreneure : Isabelle Lehoux, Sherbrooke
www.lesfunambules.ca

Mme Isabelle Lehoux.

Le Centre d’éducation spécialisée Les Funambules est né en réponse au manque de services adaptés pour les familles d’enfants et d’adolescents présentant des besoins particuliers. Il offre des services d’accompagnement et de soutien dans une perspective de santé globale et de développement optimal du potentiel individuel. L’offre d’activités adaptées vient à la fois répondre aux besoins de loisirs et de socialisation des jeunes et aux besoins de garde et de soutien des familles touchées par diverses réalités : enfant malade, déficience physique, difficultés socio-affectives, etc. Le Centre a débuté récemment une démarche de certification avec l’Association des Camps du Québec.

Le Centre d'éducation spécialisée Les Funambules a été honoré à l'échelon local au Concours québécois en entrepreneuriat 2012 - Volet création d'entreprise, services aux individus et le Centre a reçu le prix Coup de coeur du Jury à l'échelon régional.

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« Je tiens tout d’abord à remercier le CAMO et les partenaires des Bourses Mon entreprise! Ma réussite! pour cette grande première. Ces partenaires grâce à qui, un pas important est fait en ce qui concerne la reconnaissance du profil entrepreneurial des personnes vivant en situation de handicap mais vivant tout de même "À part entière"! En plus d’être agréable, cette soirée est riche en rencontres.

Merci à mon équipe avec qui je partage cette reconnaissance ainsi qu'à notre réseau de partenaires avec qui nous agissons en complémentarité. Merci à Annie Toulouse de Trav-Action pour son précieux support depuis les premiers jets d'un plan d'affaires qui allait bientôt devenir un plan de vie et merci à Marie Boulanger de SPHERE-Québec.

Au coeur de ce projet, il y a mes deux garçons pour qui et avec qui cette quête d'équilibre, au fil du quotidien, maintenant partagée avec mon conjoint et sa charmante fille, allait apporter un souffle nouveau. Merci de vivre avec moi cette merveilleuse aventure, témoignant du même coup de l'importance de l'éducation spécialisée dans notre quotidien voire dans notre société.

Félicitations aux deux autres gagnants et bonne continuité!

Encore une fois merci et bravo pour toute cette belle organisation!

Isabelle Lehoux, Centre d’éducation spécialisée Les funambules »

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2e prix - Bourse de 1 500 $ et mentorat
ELGI
Entrepreneur : Jonathan Elmaleh, Montréal
www.elgi.ca

M. Jonathan Elmaleh.

La mission d’ELGI est de répondre au besoin des entreprises, des organismes et des particuliers dans le domaine de l’impression sur textile en offrant une vaste gamme de vêtements sur lesquels on peut y apposer logo et image en impression ou en broderie.

Le fondateur, Jonathan Elmaleh, peut déjà compter sur un employé et espère en embaucher d’autres. Il aimerait bien encore embaucher des personnes sourdes, et ce, pour deux raisons : la première raison est que plusieurs personnes sourdes ont de la difficulté à se trouver un emploi, la deuxième, la communication serait ainsi améliorée dans la mesure où tous, employés et patron, auraient la même langue maternelle! Soyez sans crainte! Monsieur Elmaleh a mis en place les adaptations nécessaires pour bien communiquer avec les personnes entendantes.

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« C’est un grand honneur pour moi de recevoir une Bourse Mon entreprise! Ma réussite! Je tiens à remercier les gens sans qui l’entreprise ELGI ne serait pas là aujourd’hui.

Tout d’abord, j’aimerais remercier le CAMO et les différents partenaires qui ont participé à la création de ces bourses et de cette formule de mentorat et à la sélection des projets. Je tiens également à souligner le grand soutien offert par le SAJE et par Patrick Bérard, mon conseiller. Ils m’ont permis de développer un plan d’affaires réaliste et de fonder mon entreprise sur des bases solides, tout en mettant en place les mesures nécessaires pour pallier ma surdité. Finalement, je remercie toutes les personnes de mon entourage et mon coéquipier qui m’apportent aide et soutien depuis le début de la création d’ELGI.

Du fond du cœur, merci encore!

Jonathan Elmaleh, ELGI »

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3e prix - Bourse de 1 000 $ et mentorat
Les plats de Charlotte
Entrepreneure : Lise Pressé, Sherbrooke
www.lesplatsdecharlotte.ca

Mme Lise Pressé.

En 2011, Lise Pressé, qui est en recherche active d’emploi, cuisine pour ses proches, s’informe sur la nutrition, l’agriculture biologique, les valeurs nutritives. À sa grande surprise, le projet Les plats de Charlotte prend forme! Ses produits : des plats congelés « prêts à chauffer » de qualité « maison ». Des mets cuisinés sans trop de sel ni trop de gras et préparés avec des aliments frais, naturels, provenant principalement des agriculteurs de la région. La culture de son entreprise : écologique, équitable envers les travailleurs, éthique envers les consommateurs.

Les plats de Charlotte a été honoré au niveau local dans le cadre du Concours québécois en entrepreneuriat 2012 – Volet Création d’entreprise. L’entreprise a remporté un prix au Gala régional du même concours le 2 mai dernier et est en lice à la finale nationale qui aura lieu le 20 juin prochain!

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« Je remercie toute l’équipe de CAMO et les partenaires de ces bourses… Ça donne un bon coup de pouce, une belle tape dans le dos!

Quand on vit avec des limitations fonctionnelles qui nous empêchent de trouver et de garder un emploi, c’est inconfortable, étouffant, voire paralysant! Heureusement qu’il existe des groupes de soutien pour nous aider à trouver ou à retrouver notre place dans le monde du travail.

Dans mon parcours pour retrouver ma place, j’ai rencontré de bonnes personnes. Je pense, entre autres, à madame Annie Toulouse, de Trav-Action, qui a su voir mon côté entrepreneure. De plus, elle a su me faire rencontrer d’autres organismes qui me supportent toujours dans le développement de mon entreprise : madame Marie Boulanger de SPHERE-Québec; madame Johanne Thibault de Femmessor et monsieur Pierre Bertrand de Progestion-Estrie.

Merci à tous pour votre implication, pour m’aider à retrouver MA place dans le monde du travail… Merci CAMO!

Lise Pressé, Les plats de Charlotte »

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Les présentations vidéo des trois récipiendaires sont disponibles sur la page d’accueil du www.camo.qc.ca

Le CAMO pour personnes handicapées ainsi que ses partenaires des Bourses Mon entreprise! Ma réussite! félicitent les gagnantes et le gagnant!

Le CAMO tient également à remercier le Groupe Banque TD et l’Université de Montréal pour leur soutien dans l’organisation de cette soirée.

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Mon entreprise! Ma réussite! Bourses et mentorat, édition 2012.

De nombreuses candidatures

Heureux du succès de cette première édition, le CAMO pour personnes handicapées, préparera pour l’automne un Bulletin Mon entreprise! Ma réussite! afin de présenter et, surtout, de faire connaître l’ensemble des projets soumis. À suivre!

Éric Daigle
Conseiller - Information et communications

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La remise des bourses en images

Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

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Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

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Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

Participants à la remise

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Éric Daigle - Conseiller information et communications

Luc Mascolo
Quand un rêve devient réalité... et dure depuis 25 ans!

Quand monsieur Mascolo père, ingénieur civil puis directeur des Services Techniques à la Ville de Sherbrooke, devait travailler le soir ou le week-end, Luc, son fils, prenait plaisir à l’accompagner : « Je le suivais partout. Je regardais les plans, les dessins, je visitais les chantiers; ça me donnait le goût d’en faire. J’ai grandi avec la Ville de Sherbrooke! C’est mon coup de cœur depuis toujours! »

Son coup de cœur est devenu réalité il y a 25 ans! Luc Mascolo est technicien en soutien de projets à la Division de la Gestion des eaux à la Ville de Sherbrooke : « J’ai travaillé à la Division de la Géomatique : arpentage et cartographie pendant quelques années au tout début, puis en ingénierie. Il y a eu beaucoup de réaménagements au niveau des différents départements en 25 ans mais ça fait plus ou moins 17 ans que j’occupe mon poste actuel. » Les travaux de Luc et de l’équipe du département concernent les projets de réfection des rues, des aqueducs, des égouts pluviaux, des passages piétonniers à construire et autres tâches connexes : « C’est très technique. Sans aller dans les détails, je travaille sur les plans des différents projets, les calculs techniques, les vérifications, etc. »

M. Luc Mascolo

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Parcours d'un battant

Ayant fait ses études primaires et le début de ses études secondaires à Montréal en classe adaptée pour les personnes sourdes, Luc participe à un projet pilote d’intégration à l’École secondaire Lucien-Pagé en 3e et 4e secondaire : « L’école avait choisi quelques personnes sourdes pour participer au projet. On avait des cours dans des classes de personnes sourdes et des cours dans des classes régulières avec les entendants. C’était toute une expérience dans la mesure où je suis quelqu’un de très timide et de très nerveux. À l’époque, si quelqu’un me parlait, je devenais rouge. J’étais tellement nerveux lors des premiers cours avec les entendants! Tout ce que je souhaitais, c’était que personne ne me parle! Moi je ne pouvais pas parler, me faire comprendre et je savais que mon français était différent dans la mesure où j’avais toujours été dans des classes adaptées pour les Sourds! La culture des Sourds est différente et méconnue. Pour les Sourds, le handicap est invisible et on n’entend pas parler de leur culture. Il y a un grand manque de connaissance. »

Avec le temps et le soutien apporté par les professeurs, Luc s’intègre assez bien aux classes régulières: « Que ce soit à l’école ou au travail, quand les entendants m’ont connu un peu plus, quand ils ont connu un peu plus la réalité des personnes sourdes, leur culture, la façon dont on communiquait en apprenant par exemple quelques signes de base, que notre structure du français n’était pas la même, tout a été beaucoup plus facile. C’est certain qu’on peut toujours sentir les préjugés mais il y a une partie qui nous appartient en tant que personne, comme le sentiment d’inconfort que j’ai connu à cet époque et même parfois encore aujourd’hui, inconfort causé par ma grande timidité et ma grande nervosité. »

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Immersion totale avec les entendants

Pour la fin de son secondaire, Luc fait le grand saut et décide de compléter ses études à l’école secondaire du Triolet à Sherbrooke… parmi les entendants : « À un moment donné, il y a eu des coupures dans les écoles spécialisées à Montréal. Pour terminer un secondaire V, deux choix s’offraient aux étudiants. Les personnes sourdes étaient orientées vers le marché du travail ou elles devaient poursuivre leurs études en intégrant les écoles d’entendants de leur quartier. C’était l’apparition du concept de l’intégration scolaire. La poursuite des études pour les personnes sourdes n’était pas nécessairement valorisée. Moi je me sentais trop jeune et je n’étais pas prêt à intégrer le marché du travail. Je me disais que ce serait aussi difficile d’intégrer le marché du travail que de poursuivre mes études, alors j’ai décidé de mettre le plus de chances de mon côté et j’ai décidé de poursuivre mes études à Sherbrooke. La majorité des étudiants sourds ont intégré le marché de l’emploi et quelques rares personnes ont relevé le défi de poursuivre leurs études. »

À l’école du Triolet, en dessin d’architecture en 5e et 6e secondaire, sans interprète, Luc s’intègre tout de même assez bien aux classes : « Il y avait des moments difficiles. J’essayais de suivre en regardant ce que les autres faisaient, ce que le professeur écrivait au tableau mais, bien sûr, quand il écrivait au tableau, dos aux élèves, je n’avais plus accès à ce qu’il disait! » Étant donné sa surdité, Luc est souvent placé dans les groupes les plus faibles des différentes matières : « En mathématiques par exemple, on m’avait mis dans le groupe le plus faible, ça c’était automatique! Moi je me disais je suis capable, je suis bien plus fort que ça! Dès le début, il y a eu des négociations pour changer de groupe en mathématiques et j’ai gagné. Pendant les classes de mathématiques, le professeur a vu mes habiletés, j’aidais même des collègues de classe. Il m’a dit : tu es capable! » C’est justement en le regardant aller que ses professeurs remarquent l’intérêt et les habiletés de Luc dans différents domaines comme les mathématiques, le dessin, l’architecture, etc. et l’encouragent à aller plus loin et à poursuivre ses études.

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Quelques embûches pour le cégep

Motivé et soutenu par ses parents et ses professeurs du secondaire, Luc complète sa demande d’admission en technique de génie civil au Cégep de Sherbrooke. Bonne nouvelle : Luc est accepté! Il sera parmi les trois premiers étudiants sourds du Québec à entrer dans un établissement collégial. Cependant, dès sa première rencontre avec le conseiller pédagogique, tout bascule : « Dès qu’il m’a vu, il est revenu sur la décision et j’étais tout d’un coup refusé! C’est là que nous avons commencé à nous battre, surtout mes parents, pour une certaine période de temps. » Grâce à la volonté de Luc, au soutien de ses parents et au soutien des professeurs de l’école du Triolet, le cégep revient sur sa décision et Luc y est enfin admis : « Les professeurs de l’école du Triolet ont expliqué ma situation, que j’étais capable de me débrouiller et c’est là que j’ai finalement été accepté! »

M. Luc Mascolo

Après cette première victoire, Luc rencontre tout de même certaines difficultés, entre autres en ce qui concerne son niveau de français : « À ma première session, j’ai eu deux échecs. Le conseiller pédagogique m’a dit qu’au troisième échec, c’était bye-bye! » Les difficultés de Luc proviennent surtout de sa compréhension du français écrit : « C’est clair que le français, ce n’est pas ma force. Mes échecs étaient dus à des problèmes de compréhension, des affaires que je n’avais pas saisies. » Après cette première année, ses parents lui dénichent un emploi permanent, espérant que le travail saura satisfaire Luc et que le désir de terminer le cégep ne sera plus qu’un souvenir. Luc travaille tout l’été puis, à la rentrée, il annonce à son employeur ainsi qu’à ses parents qu’il poursuit ses études. Tous sont sous le choc. Ses parents sont convaincus qu’il connaîtra un troisième échec au cours des deux prochaines années. Cependant, après cet avertissement, inutile de dire que Luc a réussi tous ses cours!

Luc souhaite obtenir son diplôme d’études collégiales mais ne peut suivre les cours de français obligatoires car le cégep n’offre pas de cours adaptés. Aucun cégep n’offre alors de soutien ou services aux personnes handicapées. Afin de mettre toutes les chances de son côté, Luc décide donc d’améliorer son français. Étant dans l’impossibilité de suivre ses cours de français au cégep dans la mesure où le français de Luc en était un adapté à la réalité des Sourds, Luc décide de suivre un cours de français au Cégep du Vieux Montréal qui propose, pour la première fois en 1981, un cours de français… adapté aux personnes sourdes. « Je terminais un cours à Sherbrooke et je sautais dans l’autobus pour aller à Montréal suivre mon cours de français, pour ensuite revenir à Sherbrooke pour mon cours le lendemain matin. Je courrais d’une place à l’autre! »

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Aussi, pour pallier l’absence d’interprètes, de preneurs de notes ou de toutes autres mesures d’accommodement, Luc peut compter sur l’appui indéfectible de ses parents : « Pendant ma première année de cégep, je n’avais accès à aucune aide. Quand je comprenais moins bien ou quand il fallait faire du rattrapage académique, ce sont mes parents qui payaient les enseignants en temps supplémentaire pour certains cours plus difficiles qui duraient des heures et où il y avait beaucoup de théorie. Je crois que mes parents ont ouvert beaucoup de portes en se battant auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour obtenir un certain financement pour des mesures d’accommodement et pour des bourses d’études spéciales. »

Pendant ce temps, Luc, lui, se concentre sur ses études et laisse ses parents mener les différentes batailles concernant l’accessibilité des études : « Il y a des détails que je ne voulais même pas connaître. Après mes deux échecs lors de la première session, la réussite de mes cours était ma priorité. À chacun ses batailles! »

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Le marché du travail

Le cégep terminé, Luc se sent un peu déstabilisé : « J’aurais aimé que ça ne finisse pas tout de suite. Tous mes amis étaient contents, moi j’étais triste. Je travaillais tellement fort pour réussir, j’étais vraiment concentré là-dessus. Là, je ne savais pas ce qui m’attendait. »

Après le cégep, Luc hésite et envisage de faire son université : « Mes parents étaient plus ou moins d’accord. Ma mère me disait même que les batailles, c’était assez. » Connaissant ses limites, Luc décide de ne pas poursuivre à l’Université : « C’était correct pour moi parce que je savais que les études universitaires auraient été très exigeantes. »

Côté travail, Luc avait déjà un emploi étudiant dans un laboratoire de matériaux pendant ses études au cégep. Après son diplôme, il a continué à travailler pour la même boîte, tout en envoyant des CV un peu partout, surtout à Montréal : « Je visais Montréal pour les possibilités plus nombreuses selon moi et pour la communauté sourde qui est plus grande qu’à Sherbrooke. » Luc reçoit quelques offres mais décide de ne pas les accepter : « Pour certaines offres, les défis n’étaient pas assez grands pour moi. Bien souvent, il ne s’agissait pas d’un poste de technicien en génie civil, probablement en raison de ma surdité, pour d’autres, les conditions salariales n’étaient pas vraiment intéressantes. »

M. Luc Mascolo

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Comme ses démarches d’emploi ne sont pas des plus fructueuses, Luc se lance encore une fois dans le vide et abandonne son emploi pour se chercher un emploi plus satisfaisant à temps plein : « J’ai demandé à mon père de m’écrire une lettre en lui disant ce que je voulais y mettre. Dans la lettre, j’offrais mes services aux employeurs pour développer mon employabilité et en même temps, je leur disais qu’une partie de mon salaire pourrait être subventionnée. » Luc va lui-même porter sa lettre et son CV aux employeurs ciblés pour établir un contact direct : « Ils pouvaient me voir, voir de quoi j’avais l’air, mettre un nom sur un visage! » Les résultats ne se font pas attendre et, pendant deux ans, Luc obtient différents contrats avec différents employeurs, dont certains avec la Ville de Sherbrooke, ville qu’il a encore et toujours dans sa mire pour un emploi.

Plus ou moins satisfait des derniers contrats qu’il obtient, Luc se lance une fois de plus dans le vide. Sans emploi ou contrat, Luc décide de s’atteler à un grand projet : la sensibilisation à la réalité des personnes sourdes : « Pour moi c’était un travail à temps plein, du lundi au vendredi et même davantage! C’était comme un projet que j’aurais pu faire à ma retraite, mais je l’ai juste fait avant! » Pendant son année intensive de bénévolat comme il l’appelle, Luc participe entre autres à la mise sur pied du premier cours de langue des signes à Sherbrooke. Il organise des sessions d’information pour que les personnes sourdes de la région suivent une formation en langue des signes et puissent par la suite l’enseigner dans la région. Il visite différents établissements d’enseignement pour les sensibiliser à l’intégration. Il contribue au développement de l’Association des Sourds de l’Estrie ainsi qu’à la création, en 1987, du Service d’interprétation pour personnes sourdes de l’Estrie (SIPSE) : « C’était rencontre après rencontre, je faisais les contacts, je présentais les gens les uns aux autres pour mettre les choses en place. Je contactais différents établissements de la santé pour qu’ils acceptent de défrayer les coûts relatifs à la présence d’un interprète gestuel lorsqu’un usager en avait besoin. »

Le SIPSE fut le premier organisme au Québec à offrir des services d’interprétariat. Luc Mascolo a reçu en 2006 le Prix Louis-Beaupré de Centraide, prix décerné à une personne qui a contribué de façon exceptionnelle au développement d’un organisme financé par Centraide. Luc a aussi reçu le Prix Raymond-Dewar remis par la Société culturelle québécoise des Sourds à une personne sourde qui s’est illustrée sur la scène politique et communautaire des Sourds du Québec et qui a défendu leurs intérêts. Aussi, pour connaître encore plus la culture sourde, les distinctions culturelles entre le Québec et la Belgique par exemple, les ressources qui y existent, Luc s’inscrit à un stage offert par le biais d’un programme gouvernemental et part en voyage en Belgique pour voir, se renseigner, visiter.

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Et le rêve devient réalité... après y avoir mis beaucoup d'énergie

Après son année de sensibilisation et de promotion de la culture sourde, Luc, qui garde toujours un œil sur ce qui se passe à la Ville de Sherbrooke, y obtient enfin un poste temporaire : « Je savais qu’un nouveau logiciel pour le dessin, Autocad, serait bientôt utilisé à la Division de la Géomatique par la ville. Je suis alors allé suivre une formation continue sur ce logiciel pour me préparer et quand la ville a installé le logiciel, j’étais une des rares personnes à savoir l’utiliser! La ville m’a alors engagé sur un poste temporaire. Huit mois plus tard, le poste est devenu permanent et j’ai postulé lors de l’affichage. C’est moi qui l’ai eu et, depuis ce temps, je suis à la même place! »

L’intégration de Luc à la Ville de Sherbrooke s’effectue progressivement : « Étant donné que mon père travaillait là et que j’avais déjà eu quelques contrats avec la ville auparavant, je connaissais déjà certains employés. Ce qui était plus facile. Pour les autres, au début, la conversation se limitait à un petit signe de tête, à un petit bonjour. Avec mon patron, c’était différent. Il m’indiquait par écrit ce que j’avais à faire et, quand j’avais terminé, il me pointait en rouge les erreurs ou les corrections à effectuer. Tout était fait étape par étape. Comme j’étais intégré aux entendants depuis longtemps, depuis la fin de mon secondaire en fait, ce n’était pas mon premier contact avec cette réalité et le tout s’est bien effectué. » En plus d’adapter sa communication aux gens qui l’entourent qui, eux, font la même chose envers lui, Luc enseigne aussi un peu plus tard quelques notions de base de la langue des signes à ses collègues, leur expliquant que c’est sa première langue et que le français est sa langue seconde : « Même si j’ai beaucoup développé mon français, que ce soit pour la lecture ou l’écriture, je ne serai jamais comme les entendants à ce niveau. L’expérience de l’enseignement des signes de base a été très positive pour la communication avec mes collègues. J’ai même répété l’expérience récemment avec de nouveaux collègues à la suite de la restructuration des différents départements. »

En bout de ligne, les nombreux efforts déployés et les nombreuses batailles que Luc a menées dès son plus jeune âge lui ont permis de réaliser son rêve et de se retrouver chez lui… à la Ville de Sherbrooke!

Éric Daigle
Conseiller - Information et communications

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Frank Bouchard, conseiller.

Formation d'aide général en alimentation
C'est un départ!

Dans le Bulletin de novembre dernier, nous vous parlions déjà de cette formation qui devait, à l’origine, débuter en février 2012. C’est finalement en septembre prochain que débutera la formation d’aide général en alimentation, fruit d’une collaboration entre le Centre Champagnat de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et le Centre de formation de l’alimentation et du commerce du Québec (CFACQ).

D’une durée de 23 semaines dont 10 seront dédiées à un stage pratique en établissement, la formation aura lieu du 5 septembre 2012 au 8 février 2013. Une formation théorique et pratique sera donnée par le Centre Champagnat et le CFACQ, dans les locaux de ce dernier, locaux qui reproduisent les différents départements d’un commerce d’alimentation.

La formation pourra accueillir de 15 à 18 personnes handicapées. Ces dernières devront répondre à certains critères : avoir la capacité physique pour effectuer le travail, avoir la capacité de lire et d’écrire le français, avoir 16 ans et plus et ne plus être aux études.

Les partenaires du projet.
Les partenaires du projet

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En plus du Centre Champagnat et du CFACQ, le projet bénéficie de la collaboration d’Emploi-Québec Montréal, de SPHERE-Québec, du CAMO pour personnes handicapées et du service spécialisé de main-d’œuvre Action main-d’œuvre.

Pour ce qui est de la collaboration d’Action main-d’œuvre, l’organisme aura un rôle important à jouer non seulement pour le recrutement et la sélection des participants, mais aussi pour l’accompagnement des élèves en cours de formation et le soutien lors du stage.

Les personnes intéressées sont invitées à communiquer avec M. Éric Delorme d’Action main-d’œuvre au 514 655-0937 (cellulaire) ou par courriel à l’adresse suivante : e.delorme@actionmaindoeuvre.ca.

Frank Bouchard, conseiller

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Frank Bouchard, conseiller.

Évaluation et reconnaissance des compétences
Ça continue!

Le projet d’évaluation et de certification des compétences des préposés en entretien ménager à l’emploi des entreprises adaptées du CAMO se poursuit pour une troisième phase en 2012-2013. Ayant débutée en avril dernier, cette troisième phase se déroulera jusqu’en mars 2013.

Le Fonds de développement et de reconnaissance des compétences a de nouveau apporté son soutien financier à ce projet afin d’en faire bénéficier davantage d’entreprises et davantage de travailleurs. La seconde phase a permis de travailler avec trois nouvelles entreprises : Les Ateliers Léopold Desrosiers, Témabex et Récupéraction Centre-du-Québec. Elle a également permis de certifier de 3 à 4 fois plus de travailleurs que lors de la première phase. La troisième phase vise à recruter trois autres entreprises (pour un total de huit) et à évaluer les compétences de 150 à 175 travailleurs.

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Le CAMO poursuit son association avec l’Académie du CQEA (la mutuelle de formation du Conseil québécois des entreprises adaptées) et la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin pour la réalisation de ce projet.

De plus, cette troisième phase permettra également d’explorer davantage la possibilité d’établir une norme professionnelle pour le métier de préposé à l’entretien ménager d’édifice public et d’établir des mécanismes de formation ou de reconnaissance des compétences à partir de cette norme. À cet effet, le CAMO continuera de travailler avec les partenaires patronaux et syndicaux de l’industrie.

Frank Bouchard, conseiller

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En bref

Prix employeur engagé 2012

À l'occasion de la Semaine québécoise des personnes handicapées, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Mme Julie Boulet, soulignait la remise du prix Employeur engagé 2012 à l'entreprise G.G. Télécom, située à Victoriaville. Ce prix témoigne de la contribution exceptionnelle d'un employeur à l'intégration et au maintien en emploi de personnes ayant des contraintes de nature physique ou mentale.

« Les personnes handicapées contribuent de belle façon à l'essor des entreprises et à l'économie du Québec et des régions. Collectivement, il importe de favoriser l'égalité des chances et d'encourager leur intégration sociale et professionnelle. En ce sens, notre gouvernement est fier de reconnaître publiquement l'apport important d'entreprises qui rendent possible la réussite en emploi de ces personnes. Nul doute que G.G. Télécom représente une source d'inspiration pour l'ensemble des employeurs du Québec », a affirmé la ministre Julie Boulet.

Le prix Employeur engagé sera remis à l'entreprise G.G. Télécom en reconnaissance de ses actions favorisant l'embauche de personnes ayant des contraintes à l'emploi, peu importe la nature, au sein de l'entreprise. Les propriétaires de G.G Télécom ont mis toutes les conditions en place pour permettre à ces personnes d'occuper un emploi de qualité et de faire en sorte que les limitations physiques ne constituent pas un frein à la progression. L'entreprise est ouverte à la diversité dans un environnement de travail adapté aux besoins et compte sur le talent et les compétences des personnes.

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Rappelons que le gouvernement du Québec s'est doté en 2008 d'une Stratégie nationale pour l'intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées qui porte sur une période de dix ans. Celle-ci comporte 61 engagements d'une dizaine de ministères et d'organismes dont, à ce jour, près de 80 % sont réalisés. Depuis, le gouvernement entreprend des actions afin de mobiliser et d'impliquer les acteurs du marché du travail afin que les personnes avec handicap s'intègrent davantage au marché du travail.

Le prix Employeur engagé est l'une des nombreuses actions mises en place dans toutes les régions du Québec afin d'encourager les employeurs à intégrer en emploi des personnes handicapées.

Source : ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale

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Travailleur ayant une déficience auditive, signant le mot « travail »

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